VEF Blog

Titre du blog : TEMPO
Auteur : TEMPO
Date de création : 21-10-2015
 
posté le 21-10-2015 à 21:35:36

Lettre à Mon TEMPO

Lettre 8 à 13


Lettre à Mon Tempo (8)

Bonsoir Mon Tempo,

Tu vois, aujourd'hui j'ai publié les lettres que je t'adresse comme si le facteur allait les déposer sur Ta tombe ! Pour cela j'utilise mon ordinateur... Tu étais habitué à entendre le bruit de mon clavier et bien que couché sur ton tapis, tu me regardais, sachant – Toi si sage – que cela ne servait à rien !
Qu'il ne servait à rien ni à personne de publier sa vie sur face book ou tout autre support virtuel !
J'en ai eu souvent le doute mais dans la solitude qui était la nôtre, je n'ai trouvé d'autre moyen que de parler de Toi comme de moi, que de parler de Nous à quelqu'un !
J'envie l'endroit où tu dors ! J'envie que nous ne soyons qu'un ! J'envie le sous-bois qui t'héberge et par dessus tout j'envie d'être couché prés de Toi. Ne plus rien lire, ne rien n'entendre, ne plus rien savoir de personne autant que personne ne sut rien de nous durant ces dernières années !
A qui importa t il si nous avions de quoi manger, si nous arrivions à survivre ? A qui ?
Alors dans ce méandre virtuel où t'évoquer n'a même pas de résonance, où dire : «  Je l'aimais de tout mon être ! » Que reste t il à faire, qu'est-il encore à écrire, Mon Beau Chien, plein de vie, de douceur et d'amour alors que les gens s’entre tuent, alors que tant de « soi-disant amis » nous ont ignorés depuis longtemps ! Alors que la rivière qui coule sous la fenêtre de notre logis n'est plus que le seul mot qui nous unisse encore et dont tant d'êtres n'ont jamais entendu le son !
Mon Tempo, Mon Copain, je vais écouter ta sagesse. Je vais fermer le web où j'étale ma vie pendant que bien des gens ignorent – juste à leurs pieds – que des Êtres Humains, comme Toi Mon Tempo, sont morts sans qu'ils n'aient un regard, un mot, simplement préoccupés d'eux-même !
Mon Tempo, Mon Copain dans mon cœur est ta vie et Ta Vie est en moi à toujours, au de là de tout.
Plus rien, désormais, ne nous séparera !

Alain Girard

qui écrira encore à Son Tempo
mais dont vous ne saurez rien !!!

Copyright. Tous Droits Réservés.

Le 3 10 2015


-------------------------------------

Lettre à Mon Tempo (9)


Lettre à Mon Tempo (9)


Bonsoir, Mon Tempo, tu vois j'ai craqué, je t'expliquais – dans ma dernière lettre – que j'allais quitté le web ; j'ai réussi à supprimer face book (c'est bien ça, hein?) mais, pour continuer de t'écrire j'ai gardé mon blog et aussi parce que quelques personnes aiment notre correspondance, alors pour me sentir moins seul et surtout pour parler de Toi, j' y reprends mes publications !
Oui j'ai mangé en début d’après-midi, mais ce soir, vois-tu, j'ai le moral dans les chaussettes, je n'ai pas faim, je ne sais si c'est toute cette pluie qui est tombée toute la journée, ce ciel sombre comme une écritoire qui n'aurait plus de page blanche, comme l’obscurité qui voilait ta tombe quand je suis allé te voir toute à l'heure, mais je n'ai pas faim ; je n'ai d'ailleurs aucune envie hormis te sentir là, près de moi, alors j'ai aménagé ton coin, là où tu te reposais. J'ai mis mes plantes avec ta photo, tu aurais aimé, Toi qui mangeais la terre dans mes pots de fleurs où, sûrement tu devais y trouver le goût du terreau, des odeurs où je ne sais quoi ! Enfin je vais faire une photo de ce petit coin de verdure et te la posterai comme une carte postale.
« Il pleut dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ! »
Mais vois-tu, aujourd'hui j'ai pu lire – sur un blog – un bel hommage rendu à Tous Les Labradors ;
cela m'a beaucoup ému et a réveillé en moi tout ce que tu fus ; un Compagnon près à tout pour son maître, toujours attentif et venant vers moi dès que tu me sentais déprimé. Tu sentais tout, rien n'avait pour Toi d’incompréhension, Tu savais mes extravagances comme mes douceurs, Tu savais mes pas de travers autant que tu préférais – bien sûr – l’apaisement qu'il m'arrivait d'avoir dans mon cœur ! Je vais t'envoyer le lien où tu pourras découvrir d'autres chiens dont tu aurais pu être l'Ami.
Vois-tu, cette personne s'appelle Fanfan ! Je sais cela ne te dis rien ! Pourtant, Mon Tempo, c'est le surnom que l'on donna à ma sœur Françoise qui – elle aussi m'a quitté – pour la nuit des temps !
Lorsque tu iras sur cette page, je sais, que tu seras près à jouer, à te jeter dans la mer comme tu le fis dans l'Allier et aussi à faire quelques blagues : courir après un ballon, chiper les tongs d'un baigneur et – pour sûr – s'il y a un petit casse-croûte qui traîne, t'en déguster !
Voici le lien de Fanfan :


http://fanfan76.vefblog.net/147.html#NOS_CHERS_FIDELES


Mon Pépère, notre petit logis est vide de Toi ! Quoique je regarde, quoique j’entende, quoique la vie veuille – à tout prix – que ses lieux dits m'interpellent, il n'y a que Toi et ton profond regard humain qui pourrait me faire tenir debout... comme tu l'as fait, avec toute ta vigueur, toute ton énergie, tout ce que tu m'as donné comme un bonheur plein de sagesse !
Je t'embrasse, Mon Tempo, je vais essayer de ne pas faire de conneries !


Alain Girard

Le 5 10 2015

Copyright. Tous Droits Réservés.


-------------------------------------


Lettre à Mon Tempo (10)


Et bien, vois-tu, Mon Chien je viens de perdre une heure à rétablir l'électricité dans notre petit logis ! Va t en savoir pourquoi les ampoules électriques grillent – tu te souviens – on était dans le noir, je sortais ma lampe électrique à fin de rétablir un peu de lumière, mais c'est toujours pareil depuis que tu es parti et comme tu l'avais compris, on pouvait bien crever, tout le monde s'en fichait !
Alors les ampoules grillent, les unes après les autres ; je ne sais même pas si demain j'y verrai clair pour me raser comme j’eus tant de mal à te rassurer lorsque je devais grimper sur un escabeau pour bricoler tout ça ! Tu t'inquiétais ! Tu me regardais ! Mais c'est Toi, Mon Tempo qui me donna le courage pour tout cela.
Toi, tu avais compris dès le départ que nous étions logés dans un taudis mais la seule chose qui t'importait, restait celle d'être avec moi que soit la lumière inutilisable ou le jour qui ne sut se lever !
Mon Pépère dans tout ce deuil de notre vie, là où nulle main n'a de geste envers nous, là où – par bien des soirs – j'ai envie de tout plaquer, là où maintenant – sans Toi – je ne sais plus me battre contre toute adversité, là où seule la nuit m'attire vers ta tombe, là où je vais aller pour trouver un peu d'affection, Mon Tempo, toutes mes lettres ont le goût d'un bon croûton de pain...
Tu me donnais la patte, la gauche, la droite et je te donnais ce croûton de pain. Crois-tu qu'il est des Êtres qui aiment les croûtons de pain ? Ah oui – tu fais bien de me le rappeler – Les S.D.F.

Le 6 10 2015

Copyright. Tous Droits Réservés.

Alain Girard




-------------------------------------------

Lettre à Mon Tempo (11)


Bonsoir, Mon Tempo,

Le froid qui suit l'automne vient de tomber, tu sais comme lorsque l'on tombe à genoux pour un oui, pour un non, parce que l'on n'est peu aux regards des autres, puisque pour chacun importe peu son prochain sous le ciel des déconvenues! J'ai rallumé le chauffage parce que je ne voudrai pas que mes guitares prennent froid... Je n'ai plus qu'Elles à réchauffer !
Je ne sais pas si je passerai l'hiver ; déjà l'hiver dernier je me posais la question mais tu étais là aussi je résistais, je savais combien pour Toi l'hiver importait peu. Tu te roulais dans la neige, heureux, tout beau, tout propre, tout plein de vie !
Mon Tempo, comme je ne sais plus me lever le matin, comme je n'arrive plus à me coucher le soir, j'écris des poèmes ou publie des chansons sur mon blog.... cela n'a pas de sens, cela est sans lieu-dit ! C'est une façon de ne pas mourir tout à fait !
Mon Tempo, l'hiver va geler sur ta tombe. Un matin je verrai le givre blanc couché sur l'herbe verte, je serai emmitouflé dans mes vêtements de fortune, ceux que j'avais à peine le temps d'enfiler lorsque tu voulais aller voir la neige ! Je serai emmitouflé avec les yeux que fait couler le froid, je regarderai ta tombe blanche, je lèverai mes yeux au ciel plus blanc que le blanc de la nuit et, d'un pas lent, comme une étoile qui s'endort je remonterai l'escalier que nous montions ensemble, avec ses marches en bois pourri, je m’assoirai près de toi ; tu te coucheras sur ton tapis, près du radiateur et, bien que soufrant de ne savoir si je t'ai assez aimé, ton regard me dira : « allez tout va bien ! »

Le 15 10 2015


Alain Girard

Copyright. Tous Droits Réservés.


---------------------------------------------

Lettre à Mon Tempo (12)


Bonsoir Mon Tempo,


j'ai bien reçu la feuille morte que tu as déposée dans ma boite aux lettres. C'est une très jolie feuille d'automne pleine de couleurs avec, déjà, la brûlure des premiers froids. Je la mettrai sous verre comme la photo magnifique de ta jolie gueule que j'ai collée sur mon réfrigérateur sous celle de mes filles !
Mon Tempo, tu sais tout ne vas pas tout seul depuis ton départ, je suis confronté à des gens qui n'en veulent qu'à mes trois sous. Les trois sous dont Toi et moi savions nous contenter pour avoir chaque jour de quoi remplir ta gamelle et – un petit peu – mon assiette !
Non, cela ne va pas tout seul ! Tu te souviens de ces gens de century21 de Provins (je t'en avais parlé!) ils me réclamaient rien de plus que 1600 euros !!! Je me suis battu, Mon Tempo, pour qu'aujourd'hui ces pauvres erres reconnaissent que je ne leur dois que quelques 260 euros... Crois-tu, Mon Chien, que cela est possible ? Au bout du compte, vois-tu, j'ai régler la somme à fin d'avoir la conscience tranquille, mais je ne l'aurai fait si tu étais là car aujourd'hui je suis bien obligé de manger des pommes de terre tous les jours !
Ah je sais bien que tu aimes les pommes de terre et que cela, pour Toi, n'eut été un problème car ce que tu aimais le plus c'était que nous soyons ensemble, que nous allions nous promener, que tu rencontras – dans le sous-bois – quelques petites copines dont tu aurais aimé faire « ton affaire » parce que tu étais un mâle !
Je me souviens d'un soir où je t'ai laissé sortir sans moi... Je savais bien que tu reviendrais devant la porte. Il ne fut pas longtemps avant que tu ne reviennes... Tu t'écroulas sur le tapis... comme un homme s'effondre, espérant avoir donné à sa compagne, de la tendresse et la jouissance qu'elle espérait !
A présent, Mon Tempo, je sais que tu ne reviendras plus devant la porte... Mais je suis heureux que tu aies connu ce bonheur là !
Je voulais te dire aussi, Mon Tempo,que j'ai rouvert ma page « Face Book » (je sais tu n'aimes pas cela) ! Je sais !

Mon chien, comprends moi, il reste dans notre logis que le vide que tu as laissé, cette chose insupportable, ainsi – pour autant – je veux pouvoir faire connaître et dénoncer Ceux ( les Century21) qui m'acculent dans mes derniers retranchements !

Mon Pépère, envoie-moi d'autre feuille morte comme chaque soir je vais me réfugier sur ta tombe où nous sommes heureux de nous retrouver  !

Alain Girard

Le 17 10 2015

Copyright. Tous Droits Réservés.


------------------------------------------



à suivre... outre les poèmes que j'ai écrit pour Lui


Alain Girard

Copyright. Tous Droits Réservés.





 







 

Commentaires

TEMPO le 21-10-2015 à 22:24:57
Merci Fanfan!


votre attention et votre gentillesse

m'oblige! Mais je me prépare à le rejoindre... Ici bas - pour moi - rien n'a plus d'importance!


recevez les mots qu'en l'instant je ne peux pas écrire!


MERCI pour tout!


Alain
fanfan76 le 21-10-2015 à 21:53:41
fanfan de nouveau, je viens de lire votre dernière lettre et de parcourir, de nouveau, toutes les autres, écrites avec tout votre coeur.

Sincères amitiés, fanfan